dimanche 7 juillet 2013

L'heure du régime a sonné

Première "histoire" semi-dessinée. Enfin peu importe le terme, ça parle de régime, de kilogrammes, et il y a deux dessins de moi presque nue.

Vous pouvez cliquer sur les images pour les agrandir. Bonne lecture !



Toronto

Mais qui est ce drôle d'oiseau ?
 tau-rond-tau

Eh oui, il s'agit bien de mon voisin Toronto !

Enfin voisin, tout est relatif, jetez donc un œil à la carte de nos explorations canadiennes (signalées par les poivrons) :

 Toronto est hors du Québec, dans la région de l'Ontario, on y parle donc exclusivement anglais. Comme le lundi 20 mai était férié pour la fête de la reine, on a profité de l'occasion pour s'offrir un voyage de trois jours à Toronto. Romain et moi-même avons eu le luxe de nous laisser porter par le programme au poil concocté avec amour par deux organisateurs de première catégorie, Valaddin et Sissy (noms transformés par souci d'anonymat). Valaddin est un camarade de mon école d'ingénieur et Sissy sa charmante dulcinée. Deux collègues de stage de Valaddin ont également fait partie de notre joyeux groupe de touristes.

L'organisation était sans faille :
* Vendredi après-midi, nous avons loué une grosse voiture à Montréal, puis nous avons levé les voiles vers l'Ontario. Moins de six heures plus tard, nous étions au cœur du quartier des affaires de Toronto, voiture garée dans un parking souterrain à deux pas de l'auberge de jeunesse. Auberge de jeunesse d'ailleurs plutôt destinée à des jeunes (ne riez pas, les auberges de jeunesse scandinaves peuvent par exemple être bien plus familiales), en attestaient sa faune sauvage de backpackers et le bar rattaché aux lieux.
 Avant de regagner le dortoir, nous avons juste eu la force de faire un tour du quartier, en somme des empilements glacés de bureaux blanchâtres à l'américaine, des lounges hype et sa clientèle prête à séduire (façon expéditive : talons-aiguilles-robe-moulante-sous-le-galbe), et des baraques à hot-dogs régalant aussi les végétariens.

* Comme vous voulez savoir absolument tous les détails, je peux vous raconter que nous dormions dans un dortoir pour 8, il y avait ainsi en plus de notre groupe un Français qui venait de la même ville que Sissy et rentrait à des heures indues dans un état barbouillé, et un jeune que nous appelions l'Allemand sans vraiment savoir s'il était Allemand qui ronflait et sentait fort de la voûte plantaire.

* Samedi matin nous nous sommes promenés dans China Town et j'ai complètement adoré. Le quartier asiatique est en effet vraiment étendu et dense en commerces dépaysants. Pour un peu on se serait cru par là-bas ! Les ruelles résidentielles étaient également pleines de charme bucolique.

Maison bi-goût : chaque foyer sa déco perso
 

* Puis nous sommes allés à une grande halle dont j'ai oublié le nom mais pas les lasagnes aux légumes, nous avons flâné de ci, de là, et nous avons cherché le quartier des distilleries sans jamais le trouver. Mais comme le temps était radieux nous avons gardé espoir et avons pris un ferry pour aller sur une des îles de Toronto. C'était bien champêtre là-bas, de gambader dans l'herbe verte nus pieds ! Certains badauds avaient apporté tout leur nécessaire à pique-nique, la bonne humeur brillait et tout le monde était content. Ça a aussi donné l'occasion de voir les buildings de Toronto de loin, plutôt nice !

 
Oooups, ça tangue !

* Pour terminer cette journée hautement touristique, nos comparses sont montés à la CNTower qui est un peu l'attraction par excellence, d'en haut on voit jusque très très loin, mais c'est pas gratuit (c'est la tour plus haute que toutes les autres sur la photo ci-dessus). Nous deux avons siesté puis fait un tour au snack bar pour observer d'autres jeunes.

* Dimanche, on a pris la route à nouveau pour nous rendre aux chutes du Niagara, qui sont à la frontière avec les États-Unis, à deux-trois heures de route. C'était complètement bondé de touristes, par conséquent tout ça paraissait plutôt artificiel. Les chutes sont belles, mais finalement il n'y a pas trop moyen de les voir de près sauf en payant et en faisant des heures de queue. Comme les autres ont choisi de prendre le bateau qui amène au pied des chutes, nous deux avons erré joyeusement dans la nature alentour scintillante de soleil. Finalement le plus fun dans tout ça était un arbre-cabane dans lequel j'ai invité Romain à jouer à la dînette. On avait l'air suspect en sortant de là à en croire les remarques d'un touriste nous ayant aperçu.

"C'est charmant chez vous ! "



Bon quand même je vous montre une photo des chutes dont les droits appartiennent à Valaddin et Google, histoire de.

La chute américaine à gauche, américo-canadienne à droite.


* En rentrant sur Toronto, nous avons soupé d'un roboratif repas au restaurant coréen. Le pimenté a tiré quelques larmes mais tout le monde a été très courageux. Romain et moi avons partagé un hot pot au kimchi de toute beauté. D'ailleurs nous en avons fait une version personnelle à la maison un jour d'été excessivement froid et pluvieux, et je ne peux que vous conseiller ce plat amusant ! 

 La version du restaurant (avec viande hélas)

[ Faire revenir des oignons dans une grosse casserole, ajouter de l'eau bouillante, puis des champignons (par exemple enoki), des bok choy ou mini bok choy, quelques cuillers à soupe de concentré de tomates, des morceaux de gingembre, de la coriandre en masse, de la citronnelle, du nuoc mam, du soja, du sriracha piquant, de la sauce hoisin, de l'huile de sésame, ce qui vous tombe sous la main, du tofu en dés... Quand le tout a bien bouilli et fleure bon, jetez quelques poignées de raviolis au kimchi surgelés et quelques vermicelles fins pour 2-3 minutes. Posez la marmite sur la table et laissez vos convives se dépatouiller avec les vermicelles gluants. ]

* Et nous voilà déjà à lundi, jour du grand retour. On a décollé juste après un tour sur le campus qui était absolument magnifique par rapport aux campus péraves de France. Pour revenir à Montréal, nous avons emprunté une autre route qu'à l'aller afin de voir un peu les "Mille Îles du Saint-Laurent". Pis on a joué de la guitare sur la banquette arrière et c'était déjà fini. Heureusement, d'autres jours fériés allaient suivre ! To be continued...

mardi 25 juin 2013

Street-art : peintures et graffiti

C'est une pratique qu'on ne rencontre pas forcément beaucoup dans notre France natale. Et pourtant... de remarquables artistes se prêtent à embellir les façades uniforme de la ville, bars, coins de rue, voitures abandonnées, ponts, et autres chaussées.
On ne pouvait pas se permettre d'avoir un blog sur notre vie à Montréal sans parler de cette pratique très courante ici.
Alors voilà en photo quelques-unes des beautés "streets" du coin.

Âmes sensibles : gare aux crises cardiaques si vous voyez ce qui suit dans votre rétroviseur !
Ici une voiture taggée pour l'occasion du festival présenté après. On espère seulement que le propriétaire ne compte plus rouler avec. 



Que cela soient des bâtiments désaffectés ou bien des lieux de vie prisés. Il est toujours bon de "graffer" à Montréal !

Les dessous d'une scène...
Juste ici : une bataille  de divers alien hauts en couleurs.
Le graff a été trouvé derrière une petite salle de concert spécialisée dans le métal.

La légende raconte que ces murs capturent l'âme des habitués de ce style de musique. Lorsque ces jeunes dépravés sortent d'un concert et ne se souviennent plus comment rentrer chez eux ils s'endorment adossés à ces murs et se font aspirés... les faisant, dès lors, prisonniers à jamais de ces sonorités démoniaques.

Amateurs de métal réfléchissez avant de vous y engager !


L'Avenue (super adresse pour bruncher)
Autre ambiance, autres couleurs. Dans un super restaurant reconnu de tous les locaux et visiteurs de Montréal. Soit-disant le meilleur endroit pour bruncher et déguster de super milk-shake maouss costauds !
La salle est entièrement recouverte de divers tags colorés.
Extrait de la géante fresque sur la droite avec la Harley Davidson version épée de Damoclès juste au-dessus de nos têtes.

Le tout est rythmé par une musique électro qui décoiffe de bon matin... En tout cas vers 13H30 sûr !

 
On a pu voir des artistes spécialistes de cet art du graff à l'oeuvre durant un festival dédié : Mural. Pour "mural-art". Certaines fresques étaient si impressionnantes qu'ils pouvaient être une dizaine d'artistes à collaborer pour l'élaboration. Pour certaines il a même fallu jusqu'à une semaine de travail. Ici vous ne voyez qu'un tiers de la fresque, toujours en cours d'élaboration... Le résultat est superbe. On vous attend ici pour aller la voir ensemble !
Rue Saint-Laurent

Les thèmes sont divers et variés et peuvent être à la fois vecteurs de symboles locaux ou revendicateurs.

Je spoil un peu pour la fresque du dessus (que vous ne viendrez de toute façon pas voir) où on peut voir les petits monstres super heureux. Mais ils sont peu à peu rattrapés par la pollution ambiante qui les empêche de barboter gaiement.














Ici une oeuvre collaborative où seulement une partie était peinte. Le reste était laissée à la guise des badauds ayant le coup de craie facile. Vous remarquerez que peu des représentations habituelles que tout le monde à tendance à dessiner y figurent (je veux bien sûr parler de l'élément génital masculin souvent sur-reproduit dans ce genre de cas).










Ce genre de festival se produit tout au long de l'été. Ils se répartissent des sites différents de la florissante Montréal en zone à peinturlurer. Les zones correspondantes peuvent être étalées sur 1 ou 2 km ! Ils rendent alors toute une rue vivante pour une semaine : grace aux artistes et à toutes les attractions disponibles sur place.
Mais bien au-delà. A travers les oeuvres qui perdureront l'année entière ou, du moins, jusqu'au prochain festival qui recouvrira d'une nouvelle histoire les mêmes façades.

Allez en prime quelques uns des tags de Mural offerts pendant leur réalisation. Prenez la taille d'un homme comme échelle... Oui c'est grand !

Météo, humeur, absence

     Maintenant que j'ai trouvé un nom d'article façon trilogie romanesque mais quand même un peu psychologique, je peux vous annoncer le retour de nouveaux posts plus mignons les uns que les autres !

Météo

    Au Québec comme en France, le temps a fait preuve d'une impermanence décourageante. Amis de l'hexagone, vous n'êtes pas les seuls à avoir souffert des pluies fraîches et des grisailles moroses, ici aussi nous avions presque fini par perdre espoir. Parfois, deux ou trois jours de généreux soleil nous promettaient des jours meilleurs. Mais à l'instant où je vous écrit, les nuages forment un barrage homogène et tenace au bleu divin que nous chérissons tant, lançant par surprise des averses cinglantes de la plus grande fourberie.

Humeur

    L'envie de communiquer avec nos amis éloignés et le courage de me lancer dans des tirades alambiquées ont souffert de ces aléas météorologiques.Nous étions tantôt heureux, tantôt super heureux, tantôt coolos les bretelles, et plus d'une fois l'envie de vous écrire nous est revenue, mais chaque fois, une bonne rincée automnale nous diluait l'ambition.

Absence

    C'est pourquoi nous n'avons pas réussi à entretenir ce maigre lien avec vous, et nous en sommes profondément (enfin un peu) désolés. Jamais nous n'avons eu de cesse de penser à vous et vous nous manquez assurément. Alors pour vous qui le valez si bien, voici en grande fanfare notre triomphant retour dans le grand internet !



Prenez soin de vous et pardonnez nous si d'aventure nous nous laissons de nouveau décourager par la pluie !


Psst, pour faire ce mignon origami face change, checkez donc ce lien, pis dessinez votre tête à la place de la mienne ! 
http://www.origami-instructions.com/origami-face-changer.html

mercredi 8 mai 2013

Jeu-concours : Picto Pixello spécial Canada

Nouvelle rubrique de jeu-concours intitulée "Picto Pixello" en référence aux jeux de l'été "Picto Patato" de Vidberg, blogueur de Le Monde dessinateur de l'actu en patates.

Les règles sont donc les mêmes que chez Vidberg : retrouver un nom ou une expression à l'aide d'une vignette, fonctionnant comme un rébus condensé en une image. Pour voir des exemples de Vidberg, suivez le lien : http://vidberg.blog.lemonde.fr/2009/07/23/petit-jeu-de-lete-3/ 

Les gagnants seront les plus rapides à trouver les réponses et les donner dans les commentaires ! Ou bien, dans le cas où comme la dernière fois il n'y aurait aucune bonne réponse d'ici dimanche 23h59 heure française, les gagnants seront les plus créatifs. Cette fois encore, la récompense est une carte postale ou lettre envoyée depuis ici (faite main si vous avez autant de chance que les gagnants du premier jeu hihi).

Aujourd'hui, thématique canadienne.
A vous de jouer !

EDIT : Toutes les réponses correctes ont été données dans les commentaires, le jeu est donc terminé mais si vous voulez continuer à chercher pour votre plaisir ne les lisez pas tout de suite.

Félicitations aux gagnants Lou, Mam', Moyench et Flowdoudou !





mardi 7 mai 2013

Animaux de Montréal

Comment pouvais-je vous parler de Montréal sans parler de ses célèbres caribous ? Nombre d'entre vous nous avaient souhaité de bien nous amuser "au pays des caribous". Nous étions loin de nous imaginer que nous croiserions dès notre atterrissage des troupeaux de caribous divaguant nonchalamment sur les pistes cyclables. Et pour cause ! Pas l'ombre d'un caribou en ville...

En revanche, moult écureuils gris sautillent juste devant notre nez, absolument pas impressionnés par les "viens ici petit petit" un peu tendancieux de Romain. Romain est un peu un aventurier, parce qu'il s'avère que ces écureuils peuvent faire preuve d'une extrême agressivité, en particulier envers les poubelles laissées sur le balcon qu'ils déchiquettent  sans remords (histoire vécue).

L'écureuil n'est pas le seul animal de la ville dans la catégorie "mignons mais brutaux". L'autre jour en revenant de la faculté, en train de prendre des photos du quartier, j'ai aperçu ce qui semblait être un gros chat brun, mais à y regarder de plus près il avait la queue rayée et des tâches noires sur les yeux. Bouleversée par cette nouvelle rencontre, je suis allée sondée Wikipedia pour m'assurer qu'il s'agissait bien d'un raton-laveur. Eh bien le raton-laveur est un vrai filou qui s'introduit dans les garages des gens pour y dérober je ne sais quel trésor et il y saccage tout. Comme le caribou légendaire, on en trouve beaucoup au Canada.

Devant une maison, tranquilou

Et maintenant un animal pas mignon mais pas brutal, qui n'est pas spécialement typique de Montréal, une petite chenille trouvée par Alice, la jeune habitante de l'appartement. Cette histoire d'Alice et la chenille me rappelle une certaine histoire de Lewis Caroll donc c'est quand même cute.

- Tu veux la prendre dans tes mains ? 
- Euh ... Je vais la prendre en photo.
 
Je tenais enfin à rajouter au casting le panda en pâte d'amande acheté à la boulangerie, et que j'ai du mal à situer dans l'une des catégories "mignon" ou "pas mignon".

Un bon gif animé vaut mieux qu'un long discours.


lundi 6 mai 2013

Un week end en trois objets

Pour rester factuelle je m'appuierai sur les trois objets suivants pour raconter notre dernier week-end riche en aventures. Allons-y, let's go !


a) The Universal Declaration of what Human Writes
C'est le nom vaguement pompeux que j'ai donné au modeste carnet bleu sur la photo ci-dessus. Il collecte en son sein sacré des messages écrits par des personnes que nous rencontrons, souvent à l'improviste, et qu'on ne reverra parfois jamais. Donc vendredi c'était le troisième jour où j'ai eu l'occasion de faire remplir ce carnet, à un party (pronnoncer "parté" ou "pâté"). Pour vous décrire un peu les festivités, c'était dans un grand appartement rempli de gens venant de partout mais jamais du même endroit (en excluant quand même la vingtaine de Français qui venaient de la coloc Champlin), avec un DJ et un bar payant, un dancefloor, des canapés, un piano. Ce qui était chouette c'est que ce n'était ni une soirée de psychopathes qui se débauchent dans tous les coins en cassant tout type projet X, ni une soirée d'ultra hipsters qui dansent juste avec le poignet et snobbent les gens en sweat-shirt. Et c'est pas si banal. L'endroit parfait pour sortir le carnet de messages et discuter chouettement politique, voyages, études et tout-le-toutim (mais aussi danser sans limite). Ce sont des mots très variés, des petites fiches de vocabulaire, des mots cordiaux, des poèmes, des délires un peu obtus. Alors maintenant j'ai dedans du chinois, de l'italien, du patois suisse, de l'espagnol, du basque, du perse, du russe, de l'allemand, de l'hindou, et bien sûr du français et de l'anglais. Et tout ça ne sera jamais sur le grand internet évidemment. C'est peut-être aussi enfantin que faire remplir son agenda de "big bisous bien baveux belle brune" par les copines de collège, mais c'est assez rafraîchissant quand même de pas avoir toute trace de sa vie sociale en pixels !

b) Une nouvelle paire de sandales à scratch en plastique rose pour Exploradora Dora
Chaussures d'été régressives idéales pour les ballades à Bixi du dimanche !
Bixi = vélo de location frère jumeau du Velib' parisien.
Soit dit en passant, Montréal a été désignée ville la plus bike-friendly de l'Amérique du Nord par The Copenhagenize Index 2013. Influence de la haute concentration de hipsters et autres bobos ?

c) Un kalimba du marché du parc du Mont Royal
Le dimanche matin il y a un marché d'objets plus ou moins artisanaux et souvent exotiques au pied du parc du Mont Royal. Le kalimba était nettement moins cher que dans le magasin de musique place Grenette à Grenoble alors j'ai cédé à l'appel de la musique. Mais il y a surtout à quelques pas un grand rassemblement de joueurs de djembé. Plein de badauds de mon espèce viennent les écouter, et plus la journée avance, plus les rangs grossissent du côté des musiciens comme des spectateurs. Vers 14h ça devient la méga bringue et une foule danse avec exaltation au milieu des musiciens.

Midi, c'est encore plutôt tranquille

Il y avait aussi un joueur de saxo électrique qui faisait vaguement penser à Jimi Hendrix.



Et oui merci on a beau temps !

Grands gagnants et réponses

C'est avec plaisir que je vous annonce que les deux grands gagnants du jeu concours de jeudi sont Yvandoudou et Tranbeat, récompensés pour leur créativité et leur audace, et non la justesse de leurs réponses. (Envoyez moi vos adresses postales par mail svp !)

En effet les bonnes réponses étaient :

1) Du sans-viande hachée.
Mais que diable peut bien être le sans-viande hachée ? C'est facile, c'est tout sauf de la viande hachée, mais ça ressemble à de la viande hachée. Vous savez y en a tout plein sur la photo de la devinette. Plus précisément c'est une sorte de pâté de diverses céréales et épices plutôt protéiné, pour les gens qui souhaitent manger moins de viande. L'aspect est plutôt ressemblant, la texture aussi, mais bien sûr ça ne goûte pas comme la viande. ("Ça goûte bon" est une phrase qui se dit en québécois). Il y a plein d'autres sans-viande, comme du sans-poulet rôti, sans-bacon, c'est assez fun.

 

Je pense qu'on en trouve aussi en France mais on avait jamais essayé. Montréal est plus vegetarian / vegan friendly aussi (dans l'ensemble l'Amérique du Nord je crois). C'est même plutôt "hype" en fait (oui, c'est ridicule de faire d'une conviction ou un régime quelque chose de branché). Du genre, si vous mangez de la viande, vous courez le risque d'avoir quelques regards de mépris de la part de hipster à l'ego mal placé. Hmf.


2) Un lait frappé au gâteau fromage aux bleuets.
= milk shake au cheesecake aux myrtilles.
Le charme du Québec et sa police de la langue ! Sachez que c'est quelque chose de très sérieux ici le français. On traduit à peu près tout, et même myrtilles en bleuets et citron vert en lime/limette (est-ce bien raisonnable ?). Un restaurateur a eu une amande de la part de l'Office Québécois de la Langue Française pour avoir écrit pasta sur son menu. Histoire vraie.

STOP ARRÊT

On essayera de faire des jeux plus simples parce qu'on a très envie d'avoir un prétexte pour envoyer plein de cartes postales à tout plein de gens. A tantôt !

vendredi 3 mai 2013

La Ligue d'Improvisation Musicale de Montréal

On a fait un truc vraiment chouette hier soir qu'il nous faut absolument partager.

Vous connaissez probablement les matchs d'improvisation théâtrale, divertissement très répandu parmi les étudiants de France. Eh bien on a découvert ici les matchs d'improvisation musicale, et on peut vous garantir que ça envoie sévère ! Les deux matchs qu'on a vu étaient la demi-finale (il y a plusieurs semaines) et la finale (hier) de la 10e saison de la LIMM, Ligue d'Improvisation Musicale de Montréal, qui se déroulent dans la salle de spectacles / bar-boîte Café Campus.

Présent à chacun de ces événements, il y avait ainsi deux équipes de musiciens incroyablement talentueux, un arbitre inventif et hué pour la forme, deux commentateurs perspicaces à la boutade facile (façon commentateurs de sport) et un public de 300 personnes survoltées tenant entre leurs mains le verdict de l'issue du match. Rien que l'ambiance est fantastiquement bon enfant. Enfin c'est pas pour ça qu'on est venu et revenu, mais pour le principe très sympa et le génie de la performance.

Un match est découpé en plusieurs petits matchs, à la fin desquels il est demandé au public de voter pour le meilleur des deux groupes de musiciens. Pour voter, on lève un papier de couleur, donc le comptage introduit une certaine erreur. Ces improvisations peuvent être mixtes (des musiciens des deux groupes jouent ensemble) ou séparées (les deux groupes jouent successivement), selon le choix de l'arbitre. Il décide également d'un thème, d'un style de musique, et enfin d'une contrainte.

Et les musiciens maîtrisent tellement bien les codes stylistiques, jouent comme un seul homme ou dialoguent entre eux, ils sont puissants, drôles, émouvants, créatifs, doués, géniaux ! C'est un pur délice et c'est vraiment dommage que la saison soit déjà finie.

 "Soyons sérieux deux minutes."
(Ici c'est la seule impro de la soirée où le thème que tu as soigneusement concocté peut sortir)

Imaginez vous dans cette grande salle à deux étages, face à une scène remplie d'instruments variés : synthés de qualité et tables de mixages, moult guitares, violoncelle, harmonium, batteries, basses, trombone, saxo, saxo basse, clarinette, violon, cloches... Et l'arbitre annonce la couleur avec son accent déjà chantant : "Pour cette première impro, le style sera soit "de musique industrielle à musique baroque d' ascenseur", soit "de flamenco à new wave", avec une transition entre les deux styles de 15 secondes avec un seul musicien". Et voilà le premier groupe qui se lance sur des sons de synthé sales et des crachotis de mégaphones, et puis ce break magique ou le clavieriste fait une transition tellement habile que pouf ! les mélodies de clavecin vous ont transporté de la fabrique désaffectée à un coquet salon de musique au plancher lustré. Et le violoncelle, et la clarinette, qui viennent étoffer l'univers avec un naturel... Non vraiment, c'est un sacré truc.

Il y a eu du Arena Rock, du Jazz coquin, de la folk des soeurs Boulay et de la World Music, du Reggae, des hymnes d'Ouganda ou de Bosnie Herzégovine. Il y a eu des gens qui jouaient avec une seule main, parfois sur les instruments des autres, et des musiciens qui jouaient en frappant le corps des autres. Il y a eu un "Si Miles Davis avait joué du clavier" et "Si Miles Davis avait joué du violon", il y a eu de la musique de morts-vivants façon Thriller de MJ. Il y a eu un blind date entre un saxo et une guitare, entre un violoncelle et une batterie, une batterie et un clavier, une basse et un scateur, un clavier et une guitare. Il y a eu un "20 000 lieues sous les mers" fantastique à ne presque plus pouvoir remonter à la surface. Il y a eu du Reggaetone et de la Dance de Club Med qui nous on fait nous déhancher debout et jouer à la statue.

Et puis de la BO de western ou de James Bond composée en live devant le film qui défile, et des fondus enchaînés de mp3 pendant lequel DJ Nice passe 30 secondes de musique, après quoi le groupe a quelques secondes pour faire une transition et prendre le flambeau devant nos oreilles complètement flouées qui n'ont même pas entendu que le mp3 était fini. Et des ambiances de Paris 1920, de Muraille de Chine et de Godzilla.

Tout ça évidemment, avec quelques secondes seulement de consultation entre les musiciens avant de se lancer sur scène, et avec une technique totalement irréprochable (de mon humble point de vue).

Non vraiment, si jamais ce genre de show se produit près de chez vous, courez-y les yeux fermés !

- "Hihi c'est rigolo de jouer avec une boîte de mouchoirs !"
- "Pas pour moi."
  
- "Finalement je préfère le saxophone en plastique." 
- "Et moi la baguette dans le nez."



















 Blind date entre ces deux-là 


 Bim, à une seule main !

Enfin voilà, tout ça nous rappelle encore que la musique raconte des histoires et élabore des ambiances, qu'elle est pleine de codes et d'astuces pour se travestir en ce que l'on veut, et qu'elle fait rire et rêver avec une efficacité terrible. Hourra !

jeudi 2 mai 2013

Devinettes et audience

Avez-vous de l'imagination ? Pour le savoir, faîtes ce test. 99% des gens répondent faux !


Devinette n°1 : Quel est le nom de l'ingrédient mystère de ce plat ?



Devinette n° 2 : Quel est le nom de cette boisson ? Soyez précis !



Les premières personnes à répondre juste à l'une ou l'autre de ces devinettes de haut vol (dans les commentaires) gagneront une carte postale du Québec ou leur poids en gammelost.


Et pour faire monter l'audience, une très belle photo de Romain dans la station de métro près de chez nous. Mais que fait la police de la langue ?




L'argent

C'est la première fois pour nous deux que nous partons vivre un bout de temps dans un payer étranger. S'il y a une préoccupation qui est plus grande que toutes les autres dans un cas comme ça, c'est bien l'argent. On en avait retiré des dollars canadiens en France, dans le quartier de la Bourse où Saccard papillonnait dans le roman l'Argent de Zola (spéciale cassedédi concours prépa 2010). Par conséquent on  s'est retrouvé avec des billets tous neufs, des billets tous vieux, des billets collector que les gens n'ont pas l'habitude de voir. Autant dire qu'on était des stars en arrivant au Québec et qu'on jetait des billets à tout va à la plèbe en transe. Par exemple, même si un quidam retire une grosse somme au distributeur de la banque, il n'aura que des billets de 20 pièces (pièce = dollar), alors qu'il en existe de 50 et 100. Si on a assez vite identifié quel billet était de quelle couleur, pour les pièces de monnaie c'est une autre affaire. On est là depuis sept semaines mais on s’emmêle encore entre les 5, 10, 25 sous (sou = centime), si bien que c'est la panique totale quand j'essaie de faire l'appoint au supermarché. Du coup je n'essaie plus et mon porte-monnaie déborde de pièces sonnantes et trébuchantes dont je me déleste régulièrement en pourboires approximativement calculés.
Les pièces de 25 sous sont frappées avec différents motifs plus ou moins collector. Cette orque stylisée fait partie de mes preciosis.

D'ailleurs, le pourboire ne revêt pas la même valeur qu'en France. La facture ne contenant pas le service, il est absolument obligatoire de donner un pourboire pour tout métier de service (restauration, boisson, et même coiffure selon la légende), hors chaînes du genre Starbucks Coffee Café ou Tim Hortons. Il doit être de minimum 15% du prix de la facture si c'est correct, 20% si c'est bien, 10% si c'est pourri, 60% si vous êtes un mafieux de bonne humeur. En plus de ce piège fourbe, les taxes sont rarement affichées dans tout type de commerce, à part au bar, ce qui rajoute à la traîtrise de la chose. 

Et le coût de la vie ? Je dirais assez élevé, mais ça varie beaucoup selon les produits et selon les endroits. Pour parler de la deuxième préoccupation la plus grande, à savoir la nourriture, les produits vitaux type pâtes et riz sont globalement plus chers qu'en France, les fruits et légumes sont grosso modo au même prix, les produits laitiers frais très nettement plus chers (c'est vraiment parce que la crème glacée à l'érable est moins chère que le yaourt que j'en achète). La seule chose nettement moins chère qu'en France, c'est la viande ! Aha. Petite déception pour le couple "Just vegetarized".


mercredi 1 mai 2013

Le quartier

Le nom de notre rue est Lajoie, c'est-y-pas cool ? Y'a d'la joie !


Notre quartier s'appelle Outremont, autrement dit, derrière le Mont Royal, qui est une colline au beau milieu de la ville. C'est un quartier très résidentiel tout proche cependant d'un quartier avec davantage de commerces et de restaurants. Le coin est vraiment coquet, et même plutôt chic !

A 10 minutes à pied, maison d'un particulier comme les autres.

Toutes les maisons autour de chez nous sont en brique rouge


Notre rue ! Sous la neige, le 20.03.


Je suis à 20 minutes à pied de la fac de musique où je fais mon stage, donc c'est vraiment pratique. En revanche pour y aller le chemin est en pente ascendante, le genre de pente de plus en plus raide particulièrement dure à monter quand tout est gelé.
On s'y plaît beaucoup, ça devient très animé avec le printemps, car nous jouxtons une avenue fournie en terrasses, et il y a plusieurs parcs parfaits pour bouquiner, faire du foot et jouer de la guitare.

Ah et détail qui a son importance, c'est le quartier juif hassidique de Montréal, et même soyons fou le regroupement le plus important de cette communauté de tout le Canada ! Cela se remarque vraiment, car les Juifs ultra-orthodoxes ont des tenues bien spécifiques, et il y a un certain nombre de commerces spéciaux, type magasin de ménorah et épiceries kasher. Même les conducteurs de bus scolaires ont la kippa héhé. Le nom "hassidique" a pour étymologie "générosité", et les hassidim festoient régulièrement dans la joie et la bonne humeur. Cependant, les échanges avec les autres habitants du quartier sont très rares. Outre le fait qu'il parlent yiddish et anglais, tandis qu'une bonne partie du coin est francophone, ils gardent leurs distances avec les non-hassidim, au point que les enfants et les femmes semblent décontenancés quand on les salue.

Martin, le doctorant avec qui je travaille, m'a raconté qu'il lui est arrivé une fois qu'un hassidim lui adresse la parole pendant qu'il était à une terrasse. Après s'être assuré que Martin n'était pas Juif, il lui a demandé de le suivre, et une fois arrivé à son appartement lui a expliqué que les enfants avaient malencontreusement actionné l'interrupteur pendant leurs jeux, alors qu'une personne souhaitait dormir dans cette pièce. Comme c'était shabbat, il ne pouvait réactionner l'interrupteur, c'est pourquoi c'est Martin qui s'en est chargé. L'homme lui a donné une orange pour le remercier.

Bientôt d'autres histoires palpitantes de fruits et légumes !

Flashback : arrivée fracassante

Un bref résumé de notre arrivée fracassante à Montréal s'impose.

13.03.13

Il a neigé la veille sur la capitale. Les routes ont gelées pendant la nuit, les poids lourds sont interdits de circulation. Et devinez quel poids-lourd se fait désirer ? La navette du Roissybus bien sûr ! C'est donc en taxi qu'on a rejoint l'aéroport, sans retard heureusement. L'avion ne peut décoller immédiatement, la panique sur Paris a eu raison du staff respo "soutes". L'hôtesse de l'air québécoise responsable des annonces au micro s'en donne à coeur joie pour niaiser les Français immobilisés pour deux centimètres de neige.

Au revoir Paris !

 Ce soir il fait bien plus chaud à Montréal qu'à Paris. On est accueillis à la coloc Champlin chez Thibaut, valeureux camarade de l'Ense3, et sa petite dizaine de colocataires, le temps de visiter des appartements et de trouver notre foyer.


16.03.2013

Après moult visites, on trouve enfin le parfait nid douillet.

Notre chambre le 16.03

 Notre chambre le 17.03

Notre chambre le 01.05

Les habitants de ce charmant appartement sont Greg, chercheur à l'université Concordia, sa fille Alice de 8 ans et grande joueuse de violon, et deux PhD à McGill, l'Italien Marco (littérature italienne moderne et Renaissance) et la Suisse Hélène (physique quantique).

EDIT du 01.04 : Hélène déménage !
EDIT du 27.04 : Sara, Italienne en post-doc (littérature, Kerouac et le Jazz), emménage !
EDIT du 01.05 : Marco déménage !

La géniale cuisine commune et un bagel dans un sac